Immobilier: actualite diagnostic credit immobilier: Le géant russe Gazprom se joint à Rabaska Le géant russe Gazprom se joint à Rabaska ================================================================================ Galgui-Info on 16 May, 2008 04:09:00 Après plus de deux ans de pourparlers, le consortium Rabaska a finalement conclu une entente avec le géant russe Gazprom sur l'approvisionnement en gaz de son terminal méthanier. «C'est un grand jour pour Gaz Métro et pour le Québec», a lancé la présidente, Sophie Brochu, qui était accompagnée de représentants de Gaz de France, de Gazprom et d'Enbridge lors de l'annonce faite au Château Frontenac. «Le projet dont on parle aujourd'hui est dans les cartons de Gaz Métro depuis dix ans.» L'entente fait de la filiale américaine de Gazprom (GMTUSA) le quatrième partenaire de Rabaska. Le nouveau joueur s'engage en contrepartie à fournir 100 % du gaz naturel liquéfié dont a besoin le terminal méthanier. Si le tout se confirme, ce serait le premier contrat d'approvisionnement majeur conclu par le géant russe sur le continent nord-américain. Car l'entente dévoilée hier n'est qu'un premier pas vers la signature d'un contrat formel que les promoteurs souhaitent parafer d'ici la fin de l'année. Les partenaires ont aussi annoncé que l'exploitation du gisement ciblé -- le site de Chtokman dans la mer de Barents, au nord de la Norvège et de la Russie -- ne pourra pas débuter avant 2014. Cela a pour conséquence que la construction du terminal à Lévis ne sera pas lancée avant 2010, soit deux ans plus tard que ce qui était prévu. Mais pour le porte-parole de Rabaska, Glen Kelly, «c'est un très petit prix à payer pour avoir Gazprom» dans un contexte où il est «très difficile de trouver du gaz naturel». Le géant russe, a-t-il ajouté, a évalué au moins une vingtaine d'autres projets en Amérique du Nord avant d'arrêter son choix sur Rabaska. PAS DE RISQUE COMME EN UKRAINE Le gisement de Chtokman, qui a été découvert en 1988, est l'une des plus grandes réserves gazières du monde et représente, à lui seul, le double de l'ensemble des réserves canadiennes. Les promoteurs plaident que le développement de la filière russe leur permettra de contenir la hausse des prix du gaz en provenance de l'Ouest canadien. Impossible de savoir à quel prix Gazprom entend vendre son produit. Une question à ce propos a fait rire le représentant de la compagnie, Alexander Medvedev. «Comment vont évoluer les prix? À vous de deviner, je n'ai pas de boule de cristal!» On n'a pas non plus voulu nous dire quelle part le géant russe avait pu obtenir au sein du consortium ou encore la valeur des investissements prévus. Interrogés sur l'éventualité que Gazprom suspende l'approvisionnement comme il l'avait fait avec l'Ukraine en 2006, les représentants de Rabaska se sont montrés particulièrement loquaces. Le directeur délégué de Gaz de France, Jean-Marie Dauger, a souligné que, depuis 1975, sa compagnie n'avait pas eu à se plaindre de la fiabilité de Gazprom et que l'Ukraine n'était pas «sous contrat» quand la crise est survenue. Enfin, a-t-il ajouté, le Québec pourra, contrairement à la France, obtenir le gaz directement par bateau sans passer par des pays de transit comme l'Ukraine, justement. L'accès au fleuve Saint-Laurent aurait joué en faveur du projet Rabaska, d'après Glen Kelly. «Ça prend douze jours de moins pour venir ici que pour rejoindre le golfe du Mexique aux États-Unis, où sont les autres terminaux», a-t-il souligné. Quant au projet Gros-Cacouna, Gazprom semble l'avoir écarté. Interrogé à ce propos, M. Medvedev a répété que sa compagnie avait «choisi Rabaska».