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Il va désormais falloir se lever de bonne heure pour dénicher un crédit à moins de 4% !
La hausse des taux d'intérêts (voir notre article La fin du conundrum ) de ces derniers mois a eu un impact immédiat sur le taux des crédits immobiliers. Depuis le début de l'année, les meilleurs taux ont grimpé de pratiquement 0.60% pour se situer aujourd'hui à 4.50%.
Jusqu à présent les banques préféraient ménager les accédants et primo accédants en répercutant peu les augmentations successives de la Banque centrale européenne. Aujourd'hui les grilles de tous les établissements bancaires ont été revues à la hausse. Pour l'emprunteur, cette hausse brutale signifie un renchérissement significatif de leur mensualités.
Pour 150 000 euros empruntés, un taux à 3.90 % proposé au début de l'année s'est transformé 6 mois plus tard en 4.50% !
Si la différence de 48 euros mensuels ne semble pas significative (quoique !) elle correspond tout de même à un renchérissement du crédit de plus de 11 000 € au terme des 20 années de remboursement. Et ceci sans calculer ce le manque à gagner correspondant à ces mêmes 49 € investis mensuellement sur une Sicav monétaire…
Alors que les prix atterrissent en douceur (3% de hausse prévue en 2007), cette hausse des taux va sans doute freiner l'ardeur de certains à devenir propriétaires.
La déduction des intérêts d'emprunt, votée jeudi 12 juillet à l'Assemblée Nationale tombe à pic pour contrebalancer l'effet de la hausse.
Nouveau volet du "paquet fiscal" promis par le président de la République, le projet de loi prévoit que les ménages, achetant ou ayant acheté dans les cinq dernières années leur résidence principale, bénéficieront d'un crédit d'impôt égal à 20% du montant des intérêts des emprunts payés pendant les cinq premières années. Le crédit d'impôt est plafonné à 750€/ an pour une personne seule et à 1500€/an pour un couple marié ou pacsé et majoré de 100€/an par personne à charge.
L'avantage fiscal concernerait les nouveaux emprunts, mais également les prêts en cours. Enfin le dispositif sera ouvert à tous ceux qui acquièrent leur résidence principale, qu'ils soient primo-accédants ou non.
Les prix ont certainement atteint un plafond…au regard des revenus nationaux.
Pourtant, en comparant avec les grandes capitales mondiales, on s'aperçoit que Paris (actuellement à près de 7000 €/m2) est loin des niveaux atteints par Londres, Berlin, Madrid, sans parler de Moscou !
Si les français qui peuvent acquérir des biens de prestige, à Paris ou en province sont de moins en moins nombreux, ces mêmes biens apparaissent comme de véritables aubaines aux yeux de nos voisins.
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