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Nouvelle réglementation sismique

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Toute la France est en zone sismique depuis l'évolution européenne Eurocode 8

qui module le niveau du risque, et s'applique à toute nouvelle construction dont le permis de construire est accordé à partir du 1er mai 2011, puis dans une certaine mesure aux extensions et modifications d'ouvrages plus anciens. Auparavant, la prise en compte sismique dans le calcul des structures en France s'appuyait sur les règles parasismiques PS92 dans les seules zones identifiées à risque.

Elle vise surtout à limiter les conséquences d'un tremblement de terre

sur une construction et non à garantir l'intégrité de la construction quelle que soit la magnitude du séisme. C'est limiter la vulnérabilité des bâtiments (mesurée par une échelle dite échelle macrosismique) [1]l en faveur de constructions plus adaptées, plus "compactes", considérer les risques liés au sol qui peuvent se surajouter. Le point complet de la réglementation dans la plaquette : http://www.planseisme.fr/IMG/pdf/pl...

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Tremblement de terre de Lambesc en 1909, de magnitude 6,2 probabilité 1 tous les 100 ans
La note du commandant Spiess (disponible sur le site du réseau sismique de l'Université de Marseille 3) indique : " il résulte des observations faites qu'en dehors des affaissements tout a fait locaux, survenus dans quelques terrains peu consistants et dans les remblais, notamment dans ceux des voies de communication, il ne s'est produit nulle part de dénivellation permanente du sol, soit par exhaussement ou affaissement de terrain, soit par production de failles".

"La mitigation est la mise en œuvre de mesures destinées à réduire les dommages associés à des risques naturels ou générés par les activités humaines. En matière de prévention des risques naturels, et à la différence des risques technologiques, il est difficile d'empêcher les événements de se produire. De plus, les ouvrages de protection collectifs n'offrent pas une protection absolue et donnent un faux sentiment de sécurité."(www.risquesmajeurs.fr)

Pas de quoi justifier des fondations à ressorts, l'objectif est d'abord d'éviter l'effondrement du bâtiment

On ne trouvera dans la très grande majorité des cas que des solutions adaptées du BTP pour rigidifier le bâtiment et limiter les mouvements préjudiciables dus aux élancements, aux sollicitations supplémentaires de torsion, au manque de continuité mécanique, ou éviter les sols à risque de liquéfaction, glissement de terrain et autres.

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Solution constructive
Nouvelle technique, par l'Umgo et le Cerib, qui consiste à relier les chaînages horizontaux et verticaux par des boucles d'armature.

Notamment des adaptations pour assurer aux structures de meilleures stabilité et continuité mécanique des renforts de chaînages, le recouvrement des aciers, les contreventements,...

En substance il faut respecter et soigner les règles de construction, toute malfaçon est particulièrement mal venue !!

Il faut noter que dans certains cas (hauteur de bâtiment excessive, bâtiments nécessitant une continuité de fonctionnement, services de secours...) il faut réduire l'influence des oscillations du sol, c'est là que le génie parasismique propose

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SEISME DE CARACAS (VENEZUELA), 1967
Photographie USGS

des solutions comme trouver un sol dur en profondeur ou utiliser des amortisseurs intégrés aux fondations.

La capacité portante sismique des sols est mal connue

et ne permet pas un dimensionnement des fondations, elle peut même disparaître complètement en cas de liquéfaction du sol [2] sous l'action des pressions interstitielles dans la nappe phréatique, principalement dans les zones alluvionnaires ou de remblais.

Le micro-zonage des zones à risques sont jointes au Plan Local d'Urbanisme sous forme de Plan de Prévention de Risque Sismsique couvre des sols identifiés comme liquéfiables de par les caractéristiques géotechniques suivantes :

pour les sables :
- degré de saturation Sr voisin de 100%,
- granulométrie assez uniforme
- diamètre à 50%, D50 compris entre 0,05 et 1,5 mm,

pour les sols argileux :
- diamètre à 15%, D15 supérieur à 0,005 mm,
- limite de liquidité wL inférieure à 35%,
- teneur en eau w supérieure à 0,9 wL,

Ensuite il faut éviter d'entraver l'évacuation des personnes

"pendant longtemps, ces parties de la construction, jugées comme secondaires, n'ont pas été prises en compte...

Par exemple, la conception des plafonds suspendus doit être étudiée de telle sorte que leur stabilité reste assurée dans l'hypothèse d'un déplacement par rapport au gros œuvre.

L'expérience a montré que les chutes, tout en provoquant des blessures, entravent l'évacuation des locaux. Pour assurer la tenue de ces éléments, une seule solution : le contreventement. Cette règle est valable pour les plafonds, les cloisons, les planchers techniques, les gaines de ventilation, mais aussi pour les chemins de câbles ou les luminaires.

Autre élément sensible de la construction, les vitrages... Le verre Securit, feuilleté, organique ou simplement muni de film adhésif, évite la destruction sous forme "tranchante". De leur côté, les menuiseries et le système de fixation doivent pouvoir absorber la déformation de la structure et protéger le vitrage par des systèmes découplés et/ou des matériaux résilients." (Stéphane Miget dans le Moniteur des BTP)

Deuxième point réglementaire les bâtiments sont classés selon les enjeux

cad le nombre de personnes qu'ils abritent et les risques que leur endommagement peut faire courir aux populations environnantes, et intègrent au code de calcul une majoration relative au classement des sollicitations mécaniques qu'ils doivent pouvoir supporter.

Autre point important sur les enjeux : le facteur humain, comment réagissent les populations par rapport à une situation de séisme ? Les japonais ( http://www.tokyoprevention.com/info... ) intègrent depuis longtemps les conduites à tenir de manière aussi complète que nous en cas d'alerte incendie par exemple.

Ne sont toutefois soumis à aucune exigence particulière

les établissements de catégorie II ( Habitations individuelles, Établissements recevant du public (ERP) de catégories 4 et 5, Habitations collectives de hauteur inférieure à 28 m, Bureaux ou établissements commerciaux non ERP, h ≤ 28 m, max. 300 pers., Bâtiments industriels pouvant accueillir au plus 300 personnes, Parcs de stationnement ouverts au public.) situés en zone 2 (risque faible).


Une vidéo qui montre comment les liaisons rigides d'une structure déformable s'arrachent (par rupture fragile) les unes des autres pendant un séisme.
par M7o7i

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