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Pollution de l'air intérieur
Les différents types de polluants volatils"Les produits de construction et de décoration, d'ameublement, d'entretien, de bricolage, équipements de chauffage et de production d'eau chaude, présence humaine et activités liées aux besoins essentiels (cuisine, hygiène, lavage) ou autres (tabagisme, utilisation de bougies, d'encens, cosmétiques, présence de plantes et d'animaux domestiques), air extérieur ..., sont autant de sources et vecteurs des pollutions observés." (Rapport final Observatoire Qualité de l'Air Intérieur.) En ce qui concerne les produits de construction et de décorationLes produits susceptibles de polluer l'air intérieur et sensibilisants par inhalation ont été identifiés selon le protocole de l'AFFSET pour être hiérarchisés en 5 classes sanitaires tenant compte de leur degré de toxicité et de leur volatilité. Depuis les COV vers les CMR
Les Composés Organiques Volatils (COV) sont définis par une directive de la Communauté Européenne comme les composés contenant du carbone et de l'hydrogène, dont la pression de vapeur saturante à 20 °C est supérieure à 10 Pa donc depuis des produits très peu volatils. Ils se trouvent principalement dans les dérivés du pétrole, mais également dans le bois de chauffage. Les effets des COV sont très variables selon la nature du polluant envisagé. Ils vont d'une certaine gène olfactive à des effets cancérogènes, mutagènes et repro-toxiques (les CMR), en passant par des irritations diverses et une diminution de la capacité respiratoire. Sont ils tous cancérogènes à dose élevée ? ...... Les CMR (produits cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques) de catégories 1 et 2 sont interdits à la commercialisation depuis le 1er janvier 2010, ce sont les trichoréthylène, benzène, DEHP et dibutyl phtalate DBP contenus dans les produits de construction au delà d'un taux d'émission à 28 jours inférieur à 1 μg/m3. En deçà de ce taux on peut encore trouver des CMR (catégorie 3) dans les produits de construction commercialisés, notamment le formaldéhyde [1] (dans les colles notamment des fibres de bois, certains vernis, peintures, moquettes, tentures et rideaux [2]), le di-éthylexyl phtalate DEHP (dans le Chlorure de Polyvinyle des revêtements de sol PVC souples [3]). Ces produits seront classés dans la classe sanitaire hautement prioritaire. La mesure des taux de concentration
Le protocole AFFSET définit la mesure des taux d'émission dans une chambre d'essai d'émission (norme NF EN ISO 16000-9 [4] ) à température, humidité et ventilation contrôlés qui ne reflète pas toutes les situations de renouvellement d'air (voir document joint) que l'on peut rencontrer en logements neufs où les taux de non conformité peuvent approcher 40 %. (Etude Observatoire de la Réglementation TEChnique 2002), sans parler des logements anciens ou réhabilités ou le confinement élevé affecte la santé. De plus, une humidité relative élevée accroît les émissions de formaldéhyde, une température élevée augmente la volatilité des polluants. Détermination du risque potentiel
En l'absence supposée de variation de la durée d'exposition, c'est la volatilité à 28 jours du produit qui représentera la classe d'exposition selon un seuil à ne pas dépasser pour une classe de danger représentée par la classification sanitaire d'une centaine de produits :
Quelques valeurs guides que l'on peut retenir pour les seuils sont celles données par l'O.M.S [5] pour le toluène (très prioritaire) : 260 μg/m3, la valeur européenne INDEX [6] pour le formaldéhyde (hautement prioritaire) : 30 μg/m3. La volatilité diminue avec le temps donc les caractéristiques ne seront utiles que pour les travaux d'aménagement. Il est difficile de situer la nocivité réelle de ces produits par rapport aux fumées de tabac ou celles de la combustion du bois par exemple. Les peinture en phase aqueuse "peintures à l'eau" sont également concernées par cette classification puisque contenant des éthers de glycol (substance prioritaire). Il est probable que les femmes enceintes et les jeunes enfants seront sensibles aux toxiques et que les fumeurs n'en subiront pas beaucoup les conséquences. Etiquetage des produits de construction et de décorationLe décret du 23 mars 2011 impose un étiquetage sur le risque présenté par l'inhalation de produits de construction et de décoration à usage intérieur à partir du 1er janvier 2012 pour les nouveaux produits et du 1er janvier 2013 pour les produits plus anciens sur la base d'une autodéclaration du fabricant. L'étiquetage s'accompagne d'une note allant de A+ (très faibles émissions de polluants volatils) à C (fortes émissions de polluants volatils).
Cet étiquetage seulement informatif ne permettra pas d'identifier le polluant volatil à incriminer, qui est pourtant très différent selon le type de produit employé ni les effets sur l'organisme en cas de dose augmentée suite par exemple à une montée de température importante derrière un vitrage exposé au soleil. [1] Arrêté du 13 juillet 2006 modifiant l'arrêté du 5 janvier 1993 fixant la liste des substances, préparations et procédés cancérogènes au sens du deuxième alinéa de l'article R. 231-56 du code du travail [2] OMS. 1989 [3] on en trouve aussi dans la pâte à tartiner Nutella et beaucoup d'autres produits [4] caractéristiques de :
[5] Air Quality Guidelines for Europe. [6] Le rapport final du projet INDEX : « Critical Appraisal of the setting and implementation of indoor exposures limits in the EU”, 2005 élaboré par l'institut de la protection de la santé et du consommateur Décret n° 2011-321 du 23/03/11 relatif à l'étiquetage des produits de construction ou de revêtement de mur ou de sol et des peintures et vernis sur leurs émissions de polluants volatils sur INERIS
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